Collège Jean-Marie PELT
Sites de Hettange-Grande & Volmerange-les-Mines
Samedi, Février 11, 2017

PROGRAMME Schuman | Clara SANCHEZ (4ème D) a passé 15 jours à Mayence...

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Quinze jours d’immersion linguistique en Allemagne

Bons baisers de Mayence

Clara Sanchez revient de quinze jours d’immersion linguistique à Mayence. 

La jeune fille, élève de 4e au collège Jean-Marie-Pelt, nous livre ses impressions.
 
 

Elle a deux semaines de cours à rattraper, alors depuis qu’elle est rentrée, Clara lève à peine le nez de ses livres et cahiers. La jeune Hettangeoise revient d’un voyage en Allemagne, près de Mayence, chez la collégienne avec laquelle elle correspond depuis plusieurs mois déjà. « C’était un échange pas si ordinaire , relève Estelle Sanchez, la maman, car la jeune fille, élève de 4e au collège Jean-Marie-Pelt, était la seule de sa classe à se lancer dans l’aventure : quinze jours en immersion totale à deux cent cinquante kilomètres de chez elle ». L’échange Robert-Schuman, du nom d’un des pères fondateurs de l’Europe, implique directement les deux familles, qui prennent en charge les déplacements et préparent plusieurs mois à l’avance le séjour, sans intermédiaire. « Au fil des mois, les candidats se sont désistés » se souvient Clara. Mais il en fallait plus pour dissuader l’adolescente, déterminée et volontaire : « Je suis née au Gabon et j’ai vécu deux ans à Tahiti – mon père est militaire -, mais c’est la première fois que je devais surmonter la barrière de la langue ».

Un défi que cette déléguée de classe avait à cœur de relever.

 

Une ambiance plus studieuse Globalement, elle n’a pas eu le temps d’avoir le mal du pays, tant le programme concocté spécialement pour elle était dense et stimulant. « Les élèves m’ont paru plus studieux là-bas, plus concentrés. C’est ce qui m’a le plus marquée. Le rythme scolaire n’est pas du tout le même avec des cours principaux rassemblés le matin et des options l’après-midi. Ma correspondante, Samara, qui est en « acht klasse » (en Allemagne on compte les classes à l’envers ), a choisi politique et photographie. » Sa mère avec laquelle elle était chaque soir en connexion vidéo sourit : « Le premier jour, elle nous a dit qu’elle ne voulait plus rentrer, tout était mieux au « gymnasium » (collège NDLR) ».

 

La première semaine est passée très vite : « Nous avons visité Mayence et puis j’ai assisté à l’entraînement de gym de Samara qui fait de la compétition (elle est arrivée deuxième aux championnats d’Allemagne ).

 

C’est quelque chose qui m’a beaucoup impressionnée. Puis la famille m’a emmenée à Francfort. J’y ai découvert les sites culturels et les buildings d’une grande ville moderne. »

 

Le courant est très bien passé entre les deux jeunes filles qui ont en commun plusieurs centres d’intérêt, c’est d’ailleurs cela qui a permis de rapprocher leurs deux dossiers. « Pour l’apprentissage de la langue c’est super , s’enthousiasme encore Clara. Assez vite Samara et moi on se corrigeait l’une l’autre. On ne se contentait pas d’essayer de se comprendre. J’ai fait la connaissance de ses amies, les échanges se sont faits naturellement ».

 

Au mois de janvier, ce sera au tour de Samara de faire le trajet inverse et d’appréhender un autre univers que le sien d’une manière autre que virtuelle. « Samara a beaucoup voyagé elle aussi – Brésil, capitales européennes, Turquie… – mais elle reste fascinée par ce voyage en France. C’est simple, elle n’attend qu’une chose , a prévenu Clara, voir la Tour Eiffel ! »

 

Les parents aussi ont dû mobiliser leurs souvenirs de classe pour dialoguer, d’abord à distance, avec la famille qui allait héberger leur fille. « Ça nous a obligés à nous remettre dans le bain », souligne Estelle Sanchez, infirmière scolaire. « Nous avons été invités à dormir sur place le premier soir et à passer le premier dimanche là-bas, ce qui nous a permis d’être rassurés et de vérifier que nous avions affaire à des gens bien. » Le grand-père de Samara, qui a fait carrière dans l’Education nationale, avait ressorti avant leur arrivée son livre de traduction française, « il y a retrouvé une lettre datant de 1948 qu’il avait écrite à des Français après la guerre pour maintenir une correspondance et progresser dans la langue… » Un moment émouvant pour tous. C. S. 

 
 
Source : le Républicain Lorrain

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